dimanche 31 octobre 2010

mon bo chat

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la fête des sorcières

Cette nuit,  les vieilles sorcières, les böse gaga,  sont venues en bande  chourer les citrouilles du jardin. Leurs cris aigues m'ont réveillée. Sans pyjama ( c'est pas encore la saison),  j'ai sauté  depuis ma fenêtre de chambre et  j'ai réussi à en récupérer une au vol, petite et bien fluo
J'ai hurlé, "celle là est à moi, toi t'y touches pas ".
Celle là est comme  une grenade qui palpite dans ma main comme un coeur essoufflé. Je ne la lâche pas.

une dette de je

Je me suis toujours dit "ouf il n'y aura pas d'héritage donc pas d'embrouille avec la fratrie". Or,  il y existe un héritage (qui affecte toute la fratrie),   pas en biens matériels , pas en fric,  mais un qui se transmet comme une patate chaude: il s'agit de l'histoire d'avant qui n'attend pas la disparition des générations d'avant pour etre léguée. 
Toi, tu débarques  sur terre , on ne te demande pas ton avis et hop,  tu prends ça dans les bras; la charge, le rôle, les dettes.  

Dans mon rôle de fille ainée,  j'ai porté cet héritage d'avant, ligotée par la  terreur face à leur vie toujours au  bord de la faillite. ça a eu pour effet de me mettre en débit permanent.
Pnsant que c'était le sens de ma vie, je me suis programmée pour corriger les erreurs dans les grands livres de comptes familiaux. Je me suis mise à bosser pour restituer des comptes justes, à l'image d'une vie juste. Je devais  payer de ma poche pour éviter le dépôt de bilan.
En plus , dès le départ il a fallu  que je paie mon arrivée  dans ce monde, comme si j'étais une valeur négative, moi en dette de je. Dette que j'ai eu à éponger en m'effaçant. Jamais de caprice , jamais de colère, un parcours silencieux, en marge. Moi, discréditée à mes propres yeux.
" Rien va plus, les jeux sont faits", longtemps cette phrase m'a anéantie. La fatalité me collait  à la peau comme l'angoisse. Le poids de l'héritage d'avant me pesait comme une enclume au fond de l'estomac.
Hier et cette nuit, c'était la fête des sorcières. 


J'ai lâché la table truquée du casino. Je ne veux plus jouer ni payer dans une partie que je n'ai pas choisie.
Les jeux ne sont pas faits. Je reprends la main. Je ne me brade pas, je ne brade personne. 









vendredi 29 octobre 2010

le lien maternel

 J'ai longtemps pensé que s'il m'arrivait quelque chose de grave , ma mère serait là. Quand il m'est arrivé quelque chose de grave,  je me suis empressée de ne pas aller vers elle mais vers mes amis. Mon action a fait apparaitre  quelque chose : le  fantasme de  la protection maternelle ne passe pas le cap de la réalité. En vrai; s'il m'arrive quelque chose de grave,  je choisis d'aller vers d'autres , vers ce que j'ai construit . 
Il y a quelques semaines, je me suis dit qu'il fallait que je me prenne au sérieux, non pas dans le sens se prendre au sérieux mais dans le sens, constater ma réalité. Je bosse à temps plein depuis l'age de 22 ans ( voire plus tôt,  par intermittence).Je me suis vite débrouillée pour être autonome. Mes parents ne m'ont jamais refilé de fric pour financer mes études ou quoi que ce soit. Je peux même dire que c'est le contraire (je ne suis pas la seule).  Oui,  tout tient sur mes épaules et j'ai peur au cas où mes épaules flancheraient. Ma décision de ne plus travailler ( je ne sais pas pour combien de temps) n'a été prise que grâce  au dispositif que j'ai mis en place pour que mon arrêt travail se déroule dans les meilleures conditions. Je constate mon "sérieux". Je sais calculer. Dans cette aventure, le risque est nul.
Depuis toujours , je porte cette peur liée à  la précarité , précarité affective, manque de légitimité etc. Plus tard avec le neurinome number 8,  j'ai été confrontée avec rudesse à la précarité physique. La défaillance jouxte  la peur de la déchéance.
J'ai toujours fait attention à mon corps, je le cachais pour le préserver. Je me suis interrogée sur ma frénésie aquatique. Je nage pour faire apparaitre mon corps dans l'espace public, un corps fort, un corps beau, un corps fier,  un corps, enfin qui peut cogner pour se défendre, j'ai des muscles, j'ai des muscles !!!! . Je le traite bien afin qu'il me mène  bien,  le plus longtemps possible. 
Depuis longtemps, je suis préoccupée  par le "plus tard quand je serai vieille", avec en tête les images de ma future déchéance physique et mentale. Mais depuis quelques jours,  j'en ai plein le cul de ces images morbides qui me plombent.
A la suite de la visite de ma mère, j'ai compris que je  suis détachée du lien pathologique mère / fille. La position de ma mère  dans mon affect a bougé. Je la place  comme une personne à part entière, avec ses qualités et ses défauts  et non plus d'abord comme une mère (avec comme base la  pathologie liée à ce lien familial).  
Je me sens libérée de l'angoisse de ne plus être si ce lien de parenté ne  tient plus.

Il y quelques jours , je parlais  de mon père. je me suis rendu compte qu'il n'existe plus . Il n'y a plus rien.  Je me sens allégée de ce fardeau et en paix. Je ne porte plus sa marque de plomb. Un an presque que je l'ai tué.
PUTAIN QUE C'EST BIEN.

Si je défends un système de santé publique et solidaire, réellement accessible à tous , c'est pour éviter que chacun  ne soit contraint au recroquevillement, au rétrécissement  psychique  intérieur.
Vivre avec la peur au ventre de ne pas pouvoir être soignée et protégée , renforce le sentiment d' être inexorablement  "seul(e) au monde contre l'adversité" et contribue à l'idéologie du chacun pour sa peau  et que l'autre crève. Mauvaise idéologie.


après soi

Cette histoire de perpétuation de soi à travers sa filiation ( naturelle ou d'adoption ) , ça me scotche.
je vais vous dire , je ne me sens rien à transmettre au futur , ce que j'ai à transmettre, c'est maintenant. 
Laisser un  souvenir de moi après ma mort, je n'y pense pas un seul instant. On se prend pour qui ? Laisser une trace.. j'aurais plutôt dans l'idée de laisser la place plus propre que je ne l'ai trouvée . 
La création artistique ou technique ne m'intéresse que si elle sert  maintenant. Si  elle dure jusqu'à demain ou après  demain ,  tant mieux.
à 97 % des cas , il y a une différence évidente  entre les personnes qui n'ont pas de mômes et ceux qui en ont. Ceux qui ont procréé  se sont déja un peu débarrassé de leur  mort  :  ils ont déja transmis une partie de leur paquet vers le futur, partie léguée, déléguée.
Ceux qui n'en ont pas n'ont "que" leur présent, doivent se dépatouiller avec l'idée d'une vie qui n'a pas d'échappée et doivent vivre dans le temps des collatéraux, cad dans le temps limité. 
Ma mort se présentera entière devant mes yeux , en  grosses lettres  "THE END" et puis le noir. Je ne crois pas en une vie après. 

Qui va m'aider quand je serai vieille et grabataire? qui va m'aider s'il m'arrive quelque chose? 
L'idée de  famille rassure et protège du cauchemar. On pense que la famille crée du devoir, ça tient sur le court terme,  peut être..  Ce n'est qu'une illusion. Nos souvenirs , notre culture commune, nos  liens du sang (!)  ne tiennent pas devant la réalité.   Techniquement , affectivement et financièrement, il est illusoire de compter sur elle. Je ne vois pas comment je pourrais imposer à  ma famille  de me prendre en charge. 
mais il existe d'autres communautés, à deux, à plus.
Oui, on en reparlera.

jeudi 28 octobre 2010

ça ne se dit pas/ ça ne s'entend pas (3)

j'ai croisé des enfants  et ceux restés au fond des adultes, j'ai croisé des adultes anéantis comme des enfants.  J'ai croisé quelque chose d'eux , quelque chose de cassé, d'enfoui, quelque chose qui les enterre et  qui ne peut pas se dire.
Je le ressens à la manière des chats, en fermant les yeux , en passant la main à la surface de la peau. 
J'ai envie de les sauver mais souvent je reste en arrêt, impuissante. 
C'est aussi pour ça que j'ai décidé de parler.

ça ne se dit pas/ ça ne s'entend pas (2)

Nous étions pionnes, elle était une de ces pestes qui torturent leur galant, en ayant faim de fraises à 3h du mat ( sans être enceinte).
Une complicité nous liait, sans doute parce que nos préoccupations étaient tellement éloignées que nous n'avions aucun terrain de mésentente ou de rivalité  possible mais qu'aussi nous ne supportions  pas la petitesse, la radinerie, le moi d'abord stupide de la plupart de nos collègues. Elle me respectait et m'aimait (un peu) parce que mon écoute la rassurait. Aimer n'était pas son fort. Un jour, elle me raconta comment rentrant de promenade avec la bonne ( oui ça se fait encore dans les provinces de  France), elle avait du user d'un stratagème peu commun pour justifier  son état de noirceur extrême auprès de sa mère en colère. En effet, elle avait été laissée seule une partie de l'après midi  à jouer dans le  tas de charbon d'une remise  pendant que la bonne s'envoyait en l'air avec son amoureux du moment.
Comment dire sans dire ? comment dire "ça" qui ne se dit pas? comment ne pas cafeter tout en  ne prenant pas   pour les autres?
A l'école , elle venait d'apprendre les voyelles et les consonnes, elle avait entendu comment les adultes font pour ne  pas dire  ou dire sans dire. Les femmes ne parlent pas de tampax devant les enfants mais de  T.A.M.P.A.X épelé. 
Alors elle a regardé sa mère , lui a dit  et répété :  "A E I O U , A E I O U , A E I O U " puis encore A E I O U , A E I O U , A E I O U !!!! ".
Elle avait dit ça qui ne se dit pas , elle n'avait pas cafeté..mais elle avait été privée de poney le jeudi suivant.

biodiversité ... mais c'est bien sûr !

je me demandais  à  quoi allait servir , entre autres ,   l'évaluation  financière de la biodiversité  mondiale 
http://www.marianne2.fr/Biodiversite-alerte-l-ONU-s-aligne-sur-l-OMC--1-2_a196707.html
et voila la réponse :
http://www.bastamag.net/article1227.html

tout est bon dans le cochon ou Les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution

http://www.bastamag.net/article934.html

voila que les médecins géneralistes s'y mettent

http://www.smg-pratiques.info/Nouvel-article,422.html

mercredi 27 octobre 2010

ça ne se dit pas

c'est peut être ça : ça ne se dit pas
Les conventions sociales indiquent comment  parler et être, être tout de suite  quadrillé   en  être social, être  privé et être intime . Elles précisent  pour chacun de ces "être" de soi,  ce qui est audible et (et donc) dicible   de ce qui n'a pas lieu d'être émis (et donc)  entendu. Elle donne les outils pour bien mesurer le  périmètre du discours ,  la mise en corps de la parole, le  ton,  la gestuelle, les  silences etc . Chacun de nous  intègre  l'habillage verbal et la codification de la gestuelle de  l'être public,  parole et gestuelle polie/ policée,  puis ceux de l'être privé; parole et gestes de l'affect, enfin ceux de être  intime;  parole intérieure,   gestuelle liée à l'intimité avec son propre corps ( toucher, frotter  là où ça fait mal par exemple) 
Elles fabriquent  l'être politiquement (au sens premier)  correct.  Le  contenu d'une conversation  mondaine*  sert avant tout à supporter un autre message :  nous appartenons au même monde ,  je suis des vôtres.
* dans le monde, il y a plein de mondes.... Ah , que le monde est petit ! être du   grand monde ou  d'un autre monde, il/elle est dans son monde, voila du beau monde  etc .
La fonction assignée à  chacun de nos "être" est le contrôle continu de  son "ça ne doit pas se dire" - sorte de monstre barbare qui s'exonèrerait de sujet verbe et complément pour faire savoir  l'envie, le désir  et le désespoir -  ça qui ne doit pas être su, ça qui ne doit pas filtrer, au risque de casser la paix sociale, familiale et /ou intime. 
corrolaire :  chacun de nous,  de même que  le groupe comme entité ,  se voient chargés de ce contrôle pour (donc sur)  autrui , en cas de défaillance de celui ci.
"ça ne doit pas se dire" mute en ça ne peut pas se dire.
Le défouloir est nécessaire pour que le système n'explose pas. Il apparait sous forme
de  lieux précis,  hors les murs,  comme le bordel ( abréviation de bord de l'eau, cad pas dans la cité ), la foire, le stade
de  temps désignés et contrôlés ,  le carnaval, le mondial de foot, 
de rituels d'ex pulsion  (confession, exorcisme, torture codifiée,  séance d'analyse, sport  ).  
de rituels de pro pulsion ( études,  examens, concours, sport encore ..)
des scenari qui permettent une énonciation répertoriée  de l'indicible , 
sous  forme "élevée" ( le mystère ) :  art , religion, procréation 
sous forme "basse" : guerre, drogue, déprime, somatisation, maladie mentale, racisme, haine de l'autre, ... )
Ceux qui explosent  individuellement ou trop  petits groupes,  hors ces lieux, temps et rituels,  risquent l'exclusion (hôpital, prison, exil, mise à mort). 

demain la suite.
peut être.

mardi 26 octobre 2010

OMC danger

http://www.marianne2.fr/Le-complot-de-l-OMC-contre-les-services-publics_a123832.html
L'article date de 2003. Notre sarko n'est qu'un laquais à qui on lâche quelques micro miettes du phénoménal pactole. 
Le suivant (DSK) ne sera pas mieux. Président du FMI, il cachetonne déja,  il a juste à bien se tenir;  en gros; ne pas courir après tous les jupons qui trainent, les anglo saxons sont puritains de surface ( y'a autant de viols et d'incestes aux US et UK  qu'ailleurs) . En France,  on aime bien savoir que la Président est un baiseur , y'a un coté "mon  Papa à la plus grosse" , ça doit rassurer le pékin moyen et supérieur. 
j'ai même entendu: " DSK , en tant que président du FMI,  connait bien les rouages , il saura en faire profiter la France" . C'est bien ce qui m'effraye. 
Bordel , il n'y a que l'histoire des grands cycles braudéliens qui arrivent à me faire garder mon calme.

la marchandisation de la biodiversité

Entre les nouvelles lois " protégeant " le consommateur contre la nocivité des plantes médicinales  

 http://www.syndicat-simples.org/actualites/les-plantes-medicinales-bientot-interdites-dans-lue-propagande-desinformation-enjeux-de-pouvoirs-autour-de-herboristerie-en-europe 

et  l'évaluation financière de la biodiversité mondiale ( http://www.marianne2.fr/Biodiversite-alerte-l-ONU-s-aligne-sur-l-OMC--1-2_a196707.html )
je me demande quelle anguille cachée  sous roche ( ou  plutôt sous Roche, labo pharmaceutique bien connu) . j'imagine qu'il s'agit d'en  monopoliser l'exploitation comme  celle de l'eau ou du génome, du vivant en général.

lundi 25 octobre 2010

le modele économique ultra liberal n'est pas compatible avec la démocratie 2

http://guybirenbaum.com/20101023/nous-etions-entoures-d%E2%80%99hommes-en-noir-capuche-et-echarpe-leur-servant-a-se-couvrir-le-visage/

le modele économique ultra liberal n'est pas compatible avec la démocratie

Le modele économique ultra libéral n'est pas compatible avec la démocratie. C'est ainsi que l'on voit sauter les gouvernements qui tenteraient de s'extraire de cette orientation forcée. c'est ainsi que l'on voit les bottes policières envahir le pavé parisien. 
Il ne faut plus avoir peur que ça pète. 
 

Woerth and co

http://www.dailymotion.com/video/xfconp_eva-joly-france-info-24-10-2010_news

Encore une histoire qui va se vautrer dans les oubliettes, comme comme la démocratie. 
Oui mais Strauss Kahn va arriver en sauveur. il donnera bonne conscience à tout le monde, la gauche sera de retour. Je me demande si j'arriverai à voter pour cet autre représentant de commerce. 
Mais peut être que le PS ne passera pas le cap du 2eme tour. 
Tiens , on entend plus le petit facteur du NPA, il a du faire des conneries et sa tata Arlette l'a consigné dans sa chambre. Il joue à la crapette et à la nintendo avec ses potes de la Ligue ( pas la LDH , l'autre). 

radio pétain

Je hasarde mon oreille vers la radio,  ... ( même ça, de manière générale ,  je ne peux plus) , critiques de films puis dans quelques minutes,  il sera question  du coût de la grève et du blocage des raffineries. 
Ils sont minables, ces collabo de journalistes, à gerber, à pendre avec leurs idoles.
Ce matin, j'ai la nausée de la petitesse trop généralisée.

je la regarde

Je la regarde. Elle est  sortie pour prendre l'air et s'est adossé  à ce caillou.  En pleine nuit et sous la lune. y' a une fête dans la maison. ça tourne, elle a trop et trop vite picolé parce que ... et puis trop de conneries entendues. Elle se dit " ça va passer" , elle se repète " ça va passer". 
Je pose ma main sur son front. oui, ça va passer, suffit d'attendre. Je peux même l'aider à vomir. 

la cantine

la cantine d'entreprise , c'est horrible. 
D'abord , se procurer la carte  et ensuite les tickets. Il faut bien intégrer les horaires du bureau où l'on se les  procure. 
Ensuite,  c'est souvent mauvais et flippant. Y'a la queue surtout quand il pleut, sauf pour les malins qui viennent manger à 11H 30 pile.
C'est à mourir, surtout les repas thématiques (espagne, mexique, italie, maroc jamais allemand ni anglais ni australien) quand les femmes de service,  déguisées  en mexicaine ou en esquimaude  vident les plateaux dans la grosse poubelle, en même temps qu'elles encaissent les retardataires et commencent à nettoyer les frigos.
A partir de 12h30, les groupes d'affinité se forment pour aller prendre le café dans un bar du secteur ou dans les bureaux ou  ateliers. Y'en a toujours une qui,  en chemin,  se rend compte qu'elle a oublié son parapluie à la cantine, elle refait le trajet.
Autour du café, selon la catégorie ( A, B ou C)  , on parle 
- catégorie A : de boulot
- catégorie B: de promotion et de primes,  
- catégorie C : des histoires de  cul des autres, anciennes et actuelles.

dimanche 24 octobre 2010

reprenons

pour reprendre raison,  procédons avec méthode.
je n'aime pas le cirque mais la cuisine au beurre. 
à choisir entre canard et  agneau ... c'est canard. 
entre prune et poire , c'est poire, toujours poire  , dans toutes ses versions;   solides, liquides , crues et cuites. 
on avance , on avance...
Je ne sens jamais des pieds , s'en est catastrophique... à  croire que je n'ai pas  de pieds. 
L'Irancy à souvent trop goût de noyau de cerise.
les chaussettes dont le talon ne reste pas coincé au pied mais glisse avec la chaussure et s'amasse  au dessus du bord de la dite chaussure , sont à jeter impérativement. J'en ai une paire en sursis depuis plus d'un an.
Parce que que je ne me pense plus du tout, je me dis que j'ai fait  le tour d'une manière de me penser. Je me demande si la  cure de rhodolia que je me fais subir depuis un mois , n'y est pas pour quelque chose.
L'autre soir, avant ( et pour ) m'endormir, j'ai repensé à mes prises de tête jubilatoires es voirie. Conception des plans de circulations, ( interdiction, autorisation, dérogation, déviation, panneaux, marquage au sol , rédaction des  arrêtés ( si j'avais pu les rédiger en pleins et en déliés,   à plume , je l'aurais fait) et les  coups de tampons et les signatures d'élus, les trucs toujours en retard et les préfectures en réunion permanente. Les "j'y ai droit" de tout le monde , ceux des agents débiles et avinés, en déguisement jaune fluo, planqués dans les bistrots, ceux des petits commerçants de père en arrière petits fils,  des restaurateurs empoisonneurs, des nouveaux riches, des futurs pauvres, des animateurs sociaux cu et enfin,  ceux  des conservateurs de musée, d'archives et de cimetières.

 

vers 2h du mat

vers 2h du mat , j'ai eu envie de chocolat. Il y en avait plus dans la maison. 
j'ai l'impression de revenir momentanément de mars , pas le mois mais la planète.. faudrait  peut être que je mette une majuscule à Mars, comme  on met les beaux habits  le dimanche. 
Je n'ai jamais autant rien pensé que ces derniers jours.

vendredi 15 octobre 2010

merci my PP

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les échos , j'aime assez

http://www.lesechos.fr/patrimoine/retraite/020790609869-retraite-la-reforme-va-faire-evoluer-en-profondeur-l-epargne-privee.htm

et ça aussi : http://w41k.info/43970

faudrait arreter de blesser le corps social; il risquerait de sortir du coma

copié depuis le site " quotidien des médecins"
Pandémie grippale : un rapport accusateur sur la négociation des vaccins
La Cour des comptes, dans un rapport demandé par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, souligne « de multiples faiblesses » dans l’achat des vaccins contre la grippe A(H1N1)v et la renégociation des contrats.
LE RAPPORT, présenté jeudi, porte sur « les comptes et la gestion de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (ÉPRUS) depuis sa création ». L’ÉPRUS a été créé en 2007 et, souligne la Cour des comptes, la pandémie grippale « a constitué pour lui "un baptême du feu" ». Dans les contrats d’achat des vaccins, le rapport critique notamment « l’absence de clauses conditionnelles permettant un ajustement aux incertitudes sur les délais et les quantités », les « exigences imposées par les fournisseurs en matière de prix, de mode de conditionnement ou de clauses d’irresponsabilité » et le « caractère tardif de la dénonciation unilatérale des contrats ».
Au total, avec les 48,5 millions d’euros d’indemnisation des laboratoires, le coût des quelque 44 millions de doses de vaccins livrées atteint près de 365,3 millions hors taxes (382,7 millions TTC). Compte tenu de la très faible proportion de doses utilisées (13,4 % des livraisons) et de la part élevée (un tiers) des vaccins mis en place qui ont été perdus ou devront être détruits, le rapport évalue le coût unitaire de la dose de vaccin employée « à au moins 61 euros HT, pour un prix moyen de la dose livrée de 7,20 euros HT ».
Mais pour la Cour des comptes, l’ÉPRUS n’est pas le grand responsable, les « faiblesses » mises en cause relevant « davantage de la stratégie de négociation définie par la tutelle que des tâches de pure exécution réservées à l’établissement ». « Les nombreuses et substantielles interventions du ministre chargé de la Santé et de son cabinet ont considérablement restreint le champ des responsabilités et les marges de manœuvres dont disposait l’ÉPRUS pour conduire et conclure les négociations dont il était chargé en titre », résume le rapport. Une nouvelle pièce à charge contre Roselyne Bachelot dans le dossier de la gestion de la pandémie grippale.

des traversées incertaines

Il est des traversées dont on ne sait s'il existe une rive en face. Les pieds s'engluent dans la boue de la tête et du cœur. Avancer en fermant les yeux, avancer en absorbant le corps dans cette marche forcée. 
"Le temps passera" dit on. Le temps poussera  la confusion d'un point à un autre, vers un plus tard, peut être plus clément. Le temps transformera la douleur en souvenir, en épreuve passée, en victoire sur l'adversité. Chaque mémoire individuelle écrira l'histoire en sa faveur, usant la rhétorique des bons sentiments.
Ce temps tarde mais le temps passe si vite. Tous les matins de mon monde voient se creuser les rides et s'installer les fatigues, au coin la joue et de l'oeil. Il faut cependant maintenir le cap. Tirer au sort un nord fictif qui indiquera la direction à suivre.

dimanche 10 octobre 2010