mardi 15 février 2011

laisser faire

Je crois que j'ai une tête de cochon, cad que je ne fais que ce que décide  le cochon qui grogne en moi. 
Pourquoi moi en cochon et pas en mule ? j'en sais rien mais tout ça n'est pas grave au fond. Je voulais juste dire que, quand quelque chose ne me plait pas, je réagis.
Il est de bon ton actuellement de traiter les chefs d'états , tunisien et égyptien de tyran. Il y a très longtemps qu'on le sait. Pour qui veut se donner la peine de penser un peu plus loin que le bout de sa nullité, presque tout se sait. Pas besoin d'être  grand militante,  il suffit de lire le monde diplo et quelques pages internet. Les résidences secondaires au Maroc  avec sa suite d'esclaves un peu payé ( au tarif local.. faut faire attention a ne pas casser le marché ni  faire perdre la tête aux autochtones ) tout le monde en rêve, se faire inviter sur un yacht, ça fait baver. On dit "c'est un très bel objet"  en parlant d'une momie incas en vitrine  bien  en vue  du 6eme arrondissement de Paris  comme on le dit  des fesses d'un  jeune brésilien ou des yeux de la petite yéménite qui fait le ménage dans les ambassades. 
De temps en temps pour donner bonne conscience à la conscience  , on décide qu'une tête va tomber, on va la  préférer bien en vue comme MAM ou Tapie .. On a dit " oh le vilain ou oh la vilaine". On se rejoue un  petit petit 1789 façon carnaval,  acte de purification ponctuel, encadré,  propre et hop tout continue comme avant. On dit qu'il faut abolir les privilèges en rêvant petitement d'en récupérer trois miettes.
Oui il faut de l'école républicaine mais le top c'est quand même l'Alsacienne, celle ou on inscrira le petit pour lui donner toutes les chances de réussite. ça part d'un bon sentiment.
Il faut de la santé pour tous, oui mais on connait tous un ponte qui nous ne nous fera pas attendre des heures à coté  des pauvres. Non, non, ce n'est pas une histoire de classe mais juste que "  moi madame , je travaille et je n'ai pas le droit de perdre du temps". 
Il faut de la culture pour tous mais mieux vaut éviter le Louvre le dimanche gratuit  parce que la foule la foule la foule... non non. 
Je suis allée voir un film  " la BM du seigneur" , ça parle de la connerie humaine version jenisch. ça parle de nous tous, de notre rien, planqué sous toute sorte de codes et de conventions. Je vous le recommande. A Paris, c'est en ce moment au reflet medicis rue Champolion. 
Le soir , je regarde plein de cinéma en streaming et  justement je suis tombée sur pas mal de films américains traitant du rien  et de ce qu'on en fait (semblant). 
Into the wild, Dead man, dans un sens Délivrance et bien d'autres.
Dans le genre français, il y eu les Valseuses, le sulfureux dont le sujet serait la  libération sexuelle 1968 , l'anti conformisme et  le cynisme . Pourtant, Blier le dit " c'est l'histoire de deux connards". C'est vraiment l'histoire du rien , des deux héros à la con qui vont finir mal, l'histoire de celle, Moreau  qui sort de taule et se tire une balle dans le vagin après s'être fait tirer par Depardieu et Dewaere, l'histoire de Miou Miou qui s'en  sort parce qu'elle plane et qu'elle ne veut rien savoir de pourquoi et comment elle jouit.  
Bon voila , j'en ai pas fini avec le rien, avec le mythe d'Icare, avec les Vanités. 

vendredi 11 février 2011

Mistou façon Harcourt

Grochat Suprème


Grochat fait la fierté de sa mère. Il est tendre et pacifique, se laisse torturer par sa soeur d'adoption, la Pirate Borgne (bientôt dans cet album)
Grochat n'est pas bégueule, il m'a autorisée à publier cette photo de lui , photo de carte de CROUS, alors qu'il était étudiant à Paris 2. 

dimanche 30 janvier 2011

Tabasco l'asymétrique prince de Fontenay


couleurs de la maison assorties à son pelage

vendredi 28 janvier 2011

Donatien et sa dernière poule

La nuit d'avant avant ; engueulade puis fornication
La nuit dernière ; fornication.
Ce soir, engueulade seulement. Bordel , ils auraient mieux fait de recommencer comme la nuit dernière, ils font moins de boucan quand ils s'agitent au lit.
Me voila bien réveillée. Après les mots qui tuent vertement lancés,  ils se sont calmés. 
...
Et voilà que ça recommence, elle d'abord avec ses piaillements et lui, au lieu de dormir, embraye, répond, réagit.
Donatien , change !  prends en une autre , une un peu pareil quand même   parce que, je l'ai compris,  tu ne peux pas vraiment changer de genre, mais une moins braillarde, une muette, une qui n'est pas du soir, une que tu n'arriveras pas à mettre en colère avec tes mensonges, une qui ne voudra même pas venir chez toi parce que c'est au 6ème sans ascenseur.
stp stp. 
Ce soir, même pas de vieille voisine qui sort sur le palier et qui ordonne de se taire.

jeudi 27 janvier 2011

ETC

plagiat, abîme ou cascade métaphysique? allez donc voir chez PP l'Moker

Pollux a été un chat merveilleux, toujours là, silencieux

mistou chat rêveur de ciel

« Je veux maintenant absolument peindre un ciel étoilé. Souvent il me semble que la nuit est encore plus richement colorée que le jour, colorée des violets, des bleus et des verts les plus intenses. Lorsque tu y feras attention tu verras que certaines étoiles sont citronnées, d’autres ont des feux roses, verts, bleus, myosotis. Et sans insister davantage il est évident que pour peindre un ciel étoilé il ne suffise point du tout de mettre des points blancs sur du noir bleu. »
Vincent Van Gogh


Pratiques , les cahiers de la medecine utopique

A lire. http://www.pratiques.fr/

je n'arrive pas à écrire en ce moment, brassée et  chamboulée que je suis,  pour différentes raisons. Je me rends de plus en plus compte et  de manière flagrante, du lien corps /psyché. Ce qui  ne signifie pas qu'il faille voir une réponse  ou une réaction somatique dans  chaque maladie ou dysfonctionnement physique. 
Ce qui ne peut pas se dire et se délier avec des mots , se fait avec des maux ou autres surprises. Le rythme du corps et de ce qui se manifeste par lui sont  tout autre que ceux du langage. Les saccades, les dérobades, les arrêts sont surprenants et  sans doute nécessaires. Ce que signifie mon corps est plus sage que mes paroles. Par mon corps, une instance de moi me contrôle et m'impose des  limites comme une sécurité que ma pensée consciente n'est pas foutue de me donner. Je me laisse faire. 
Ce matin , j'ai froid, j'ai chaud, mes oreilles ronronnent, je sens ma nuque, mes épaules et mon dos. Je et mes jambes flottons dans une béatitude peu ordinaire. Je me dirige vers une autre conception de moi.  
bordel de bordel, c'est étonnant.

Noëlle Lasne - Le corps au travail

Faut vraiment écouter cette émission :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/

Au louvre a partir de demain. surtout ne pas louper ( cliquer là et vous serez dirigé vers la page d'annonce officielle. C'est génial le progrès non?)




© Musée du Louvre/P. Philibert 
Au Louvre Sculptures
du 28-01-2011 au 25-04-2011

Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783)

mercredi 26 janvier 2011

mardi 25 janvier 2011

comment on se fabrique

Comment on se fabrique, avec le matériau de base, génétique, famillial, culturel etc 
et ses prises de conscience, sans cesse en mouvement, souvent éruptives, crise crise.   Comment on joue sa vie comme sur un circuit 21,  comment on la subit en le sachant  plus ou moins ou pas du tout. Comment le corps trahit ou permet. Comment un jour , une décision se prend, va savoir comment ... Comment et qui on rencontre,  pas n'importe quand dans sa vie. A quoi nous servons nous mutuellement, en bien , très bien ou très mal? comment on se rencontre soi même  ou l'on se croise , plusieurs fois dans sa vie, en bien ? en mal?
Comment on est sûr du chemin tout en se demandant s'il ne conduit pas dans le précipice. En fait,  il n'y a pas le choix : les jeux sont faits depuis longtemps.
Apprendre à être ce que l'on devient, plus que devenir ce que l'on est? je ne sais pas trop, les deux en parallèle ?