vendredi 30 octobre 2009

quelques chanteuses that i love

Rachelle Ferrell:
Cassandra Wilson :
kathleen Ferrier:
Cheikha Rimitti:
Reinette l'oranaise :

et celui ci aussi :

Marianne Faithfull

lfaker

faker en anglais.. c'est un peu le Bateleur du Tarot, non ?
C'est aussi celle qui cherche à comprendre et qui ne se laisse pas faire comme un pantin 
celle qui veut vivre

ce que je vois







et qui me donne envie

ne rien dire à ma mère

j'aime cette historienne, Annie Lacroix-Riz

http://www.historiographie.info/menu.html
http://www.dailymotion.com/video/x5njza_le-choix-de-la-defaite-annie-lacroi_news
http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events

la béance de l'humain



Il faut une famille à l'humain afin qu'il puisse y jouer son drame d'humain pour accéder enfin à son drame personnel qui le renverra à sa béance d'humain.

dites moi donc les lacanien(ne)s, toute cette histoire du phallus, ça tourne autour de cette béance et du manque fondamental ?
Les hommes (avec leur bite et leur couteau) incarneraient le rempart contre la perte de l'illusion; " je veux pas la perdre, je veux veut pas qu'on me la coupe, je ne veux pas voir, je ne veux pas savoir ..."?
et les femmes incarneraient la réalité de cette illusion : celles qui ne disent plus rien et qui portent la béance.. à la face du monde.

Quoi qu'il en soit ( le couac en soi,) ça ne change rien.
je ne sais pas pourquoi mais je vais lire Camus

et puis, je suis allée fouiner sur la toile :

Pour Lacan, le phallus est le signifiant du manque pour les deux sexes, le signifiant de l'objet perdu, conçu imaginairement comme une complétude béate avec le corps de la mère, l'objet total.

Lacan et Freud (ainsi que l'école de Mélanie Klein) divergent sur la nature de cet objet perdu qui se trouve à la source du désir. Pour Freud, l'objet perdu est le corps de la mère, nous souffrons tous d'une nostalgie de la vie prénatale ; pour Lacan, il ne s'agit que d'un mythe imaginaire pour donner corps à un manque qui n'a pas de référent.

Dans cette conception, la femme ne se définit que par la négative, négativement, elle "[la femme] n'existe pas" (selon la formule célèbre de Lacan), la positivité de son sexe n'existe pas, on ne peut pas l'étiqueter (alors que L'homme serait "à l'article de la mort") et c'est ce qui fait sa spécificité. Le seul moyen d'éviter cet écueil serait de métaphoriser le sexe féminin comme phallique, mais en ce cas un problème de cohérence se pose, les 3 ordres Réel, Symbolique et Imaginaire ne se recoupent pas. Néanmoins, l'article La jouissance de la femme (dans Encore, Séminaire XX) apporte un éclairage intéressant même s'il peut apparaître partiel du point de vue strictement scientifique. Ici, Lacan semble dire que s'il y a quelque chose de la femme qui résiste à la saisie par le langage, c'est probablement parce qu'il existe en elle quelque chose qui fondamentalement la relie à la mystique et à l'ineffable.

des fois , on est con

Hier soir en m'endormant, je me disais que la difference entre les humains et les animaux est que ces derniers ne demandent pas " pourquoi ?"

et la nuit d'avant, j'ai revé que les crocodiles haribo , ceux qui ont le ventre blanc et le dos vert, rouge ou jaune, sont fabriqués par leurs parents , des gros crocos de même couleur ( haribo refuse les croisements ). Ils vivent dans des sortes de clubs med et n'arretent pas de copuler afin d'assurer leurs fins de mois. Les cochons maquereaux !

ENFIN

Australie — Les autorités australiennes mettent en garde les touristes : un squale de grande taille, ayant déjà dévoré partiellement un autre requin long de 3 mètres, rôderait près des côtes du Queensland.Lire la suite l'article

L'animal, probablement un autre grand blanc, mesurerait au moins six mètres de long et rôderait au large de Deadman's Beach. Le requin plus petit retrouvé par les garde-côtes présente en effet des traces de morsure de taille impressionnante. Le ministre australien de la Pêche, Tim Mulherin, a déclaré : « L'officier qui a découvert le requin mort a été alarmé par ce qu'il a vu. Des marques de morsure massives, d'un rayon proche de 50 centimètres, qui ont pu arracher d'énormes morceaux de chair. Ces marques ont une forme triangulaire caractéristique indiquant qu'elles doivent avoir été faites par un autre grand blanc. »


jeudi 29 octobre 2009

supercorde , pour ne plus se pendre au bout de la raison

Dans le poste de radio, il y avait une émission super.
ça me fait vibrer ces histoires.

Les physiciens et les multi-dimensions.

Les supercordes sont comme des cordes vibrantes de taille minuscule comme de petits filaments unidimensionnels pouvant vibrer selon plusieurs modes; on part maintenant du principe que les ingrédients fondamentaux de la nature sont des cordes et non des particules ponctuelles sans dimensions (d’où la médecine vibratoire…). On trouve deux types de cordes :

- Les cordes fermées : correspondent à des gravitons
- Les cordes ouvertes

Les physiciens ont décidé d’appliquer la théorie des supercordes à la thérorie de kaluza- klein avançant l’existence d’une cinquième dimension enroulé en cercle (cette dimension est invisible à nos yeux car sa taille car elle est de 10 puissance -33 cm, il nous est impossible de nous mouvoir en elle vu notre taille).

À chaque symétrie (je vous renvoie à la théorie de la symétrie), les physiciens ont ajouté une dimension dans l’espace-temps dans laquelle se réalise cette symétrie, ils sont arrivés à 7 dimensions et 11 dimensions pour l’univers !


amor vincit omnia...

je suis au travail mais je crois bien que je vais rentrer chez moi..
mon cerveau ne s'est pas bien calé dans son logement ce matin.
a cause de la clim du mac do de vierzon ( trop froid)
et puis je ne voulais pas rentrer de we en Limousin mais juste regarder les rapaces voler au dessus des bois

et puis la mer doit être bleue sur la côte bretonne
et la pêche le matin à marée basse

et merdre.

je voudrais regarder les formes zigzaguer tranquillement sous l'effet de la chaleur.
j'adore aussi entendre la pluie tomber en grosses goutes sur la tole ondulée. sous les éclairs, en compagnie des chevaux noirs et nerveux

je suis rentrée rentrée à la maison
j'ai mis la tondeuse en charge. je vais procéder à la tonte mensuelle.

sur le trajet , me suite faite très délicatement draguée par la dame du magasin ou j'ai acheté 3000 litres ( au moins) de jus de légumes et fruits . ah que ça fait du bien, les bonnes manières!

Dans la rue, une autre femme était tatouée grave grave, les lèvres de la bouche en bleu. je ne pense pas qu'elle ait eu le choix de ce marquarge.

c'est quoi votre vie?
quel type de dialogue intérieur entretenez-vous avec vous même?
moi, je n'arrête de (me) causer, de m'extasier , de m'étonner , de faire des rapprochements, de souvenirs et de présent.
je sais que je ne vais pas rester a Paris. je le sais comme ça.
et vous ,quelle est modalité d'être avec vous meme.
est ce que vous vous aimez bien?

un été suspendu

je ne me souviens pas avoir vécu un été aussi suspendu.

l'attente de la rentrée sous le signe de la démonstration en force de la puissance ultralibérale. ( ça c’est dit , de dieu !!)
et ma transformation intérieure qui n'arrête pas de prendre son temps. quelques fois j'aimerais bien que mon omnibusdudedans m'octroie une pause afin que je puisse pique&niquer puis siroter tranquillemen t au soleil.
Non non rien , j'avance au ralenti , je tourne en rond à cette même vitesse. je ne me pause pas, donc ne me repose pas encore. j'ai un peu oublié comment on fait.
j'aime bien observer les rails aux abords des grandes gares, un enchevetrement épouvantable de rails en folie. n'empêche que tout le monde arrive plutôt tranquillement sur les quais. je vais décider que ça va être comme ça pour moi aussi.
laisser faire. "difficile pour un bélier" me dit une bonne copine astrologue de pause café.
j'aime bien l'expression "transports en commun" , il y a derrière ces mots les vestiges d'un idéal communiste utopique mâtiné jungien et amoureux.
( "c'est galant" disait Molière)
je reste persuadée qui si chacun (e) était élevé(e) par le collectif à apprécier- au lieu de combattre- ce noyau de soi qui fait notre particularité , ça irai beaucoup mieux. La société de survie, avec tous ses niveaux; maintient une (op)pression énorme sur les individus. j'vous l'dis.
de quoi dépend le passage de société de survie à société de vie? au nombre de personnes qui ont besoin de vivre , qui vont oser se l'avouer ou qui ont eu la chance d'avoir été élevé dans le respect de leur propre personne ?
et qui le disent haut et fort ?
et qui se rassemblent?
la technique de l'ultralibéralisme consiste, entre autres, à prôner l'individu de l'individualisme en empêchant à 99% de la population de se vivre.

Jusqu'où va ton descendre dans la négation de soi avant la révolte. y'aura t'il de la révolte? un souffle de liberté?
Pendant encore combien de temps allons nous ne pas nous sentir en danger - individuellement ( puisque l'argument du "collectif " ne fait pas recette ces temps ci) ?
révolte sous quelle forme?
je vais regarder combien de personnes vont se faire vacciner contre la grippe . ça va donner une idée sur la capacité a ou ne pas gober la propagande générale.
je ne pense pas à un complot mondial , je pense seulement que le seul mot d'ordre est " se faire du blé vite très vite , quelle qu'en soit la manière.
et tant pis si on en crève.

je suis descendue , comme on dit en France jacobine, dès qu'on prend la direction du sud, hors donc je suis descendue dans le limousin.
soleil entre les branches, gueulantes d'oiseaux en tout genre.. chats chiens chevaux, vélo 3vitesses, impraticable dans la région, prunes, et berries en tout genre
faut juste que je commande le pain.
je vais rester la à ne plus bouger pendant 3 semaines ,
21 jours
me transformer peu à peu en moi même, avatar d'Huckleberry Finn

y’a trois troux du cul qui me balancent, des décibels à la mode tondeuses à gazon , avec leur parapente à moteur en direct ciel au dessus de ma tête. Et je me demande comment , je vais les zigouiller tout a fait anonymement.

l'amour

et si c'est pas grand, l'amour, ça n'a pas d'intérêt.

c'est ça que je pense avant de me verser une lampée de Cuba-Aliené, face au mont Gargan ( en Gaule, dès qu'on se trouve face à un monticule, on se rebouffe son Lagarde et Michard ( tome 1 je crois, celui qui parle de la balade du pendu, des fouasses et des belles à la rose qui.. ) .

je bois tranquillement entre le chien qui me bouffe les pieds et le chat qui hurle, écrabouillé par le cul du chien ( le même qui me bouffe aussi mes ex-tongs ) .

malaisie

je reflechissais sous ma couette, au sens de la vie (qui n'en a pas ) et je relisais " Malaise dans la culture". C'es bizarre d'avoir nommé un endroit de la Terre " malaisie"

bouclés en mode " survie"

j'ai tout juste compris, (il y a quelques jours, c'est tout frais, c'est dire ma naîveté) , que le cerveau des humains n'avait pas le programme " vie" . il boucle en mode " survie".
Il a pourtant les possibilités d'en sortir,il en a les métadonnées et l'expérience. Je ne sais pas ce qui lui manque pour fabriquer ce petit programme.
L'envie sans doute et le courage?

je hais les nautiles

J'irais bien au bord de la mer, la cote sauvage, vers Fourras. Je n'aime pas les cahutes à souvenirs de bords de mer. Je n'aime pas les coquillages vernis , les nautiles oussequ'onentend la mer dedans , je ne supporte pas l'idée de poser mon oreille contre cette plaie rose orangée.
Mon père avait un trou dans le dos, entre l'omoplate et la colonne, séquelle de tuberculose. Tous les soirs, ma mère lui refaisait son pansement. La plaie carnivore , grande comme une main, exhibait des roses éclatants de chair décapée par les désinfectants .Le premier môme qui passait par là était réquisitionné pour chasser les mouches afin qu'elles ne viennent pas se perdre dans ce corps déjà mité ...
Il se penchait en ouvrant son dos, apparaissait alors , à hauteur d'oeil d'enfant, la gueule du monstre aux lèvres nacrées et à l'haleine chlorée . La main habituée mais sans douceur de ma mère introduisait la pince à compresses au plus profond de la plaie, plongeait, lavait , rinçait , changeait la compresse jaunie par les secrétions. Il hurlait quand elle lui raclait un peu fort les muqueuses, Il toussait et recrachait la liqueur de Dakin tandis qu'une odeur de javel se rependait dans la cuisine. Je calculais tout bas le temps parcouru entre l'introduction du liquide coté pile et son expulsion coté face . Deux secondes. Boum le volcan. Ma main faisait semblant de chasser les insectes, des fois qu'une mouche aurait bien voulu tenter l'aventure, histoire de casser un peu la monotonie du rituel
Même dans cette position, Il demeurait redoutable, nous promettant les pires des sévices si nous ne tenions pas tranquille . Notre ogre à nous , celui dont dont avions hérité ; notre karma collectif, portait en lui une dégueulasse béance morbide. Ça ne l'empêchait pas de cogner, très fort.
Quand j'évite une catastrophe, quand je sors vivante d'une histoire de non-amour, quand j'échappe d'un accident de voiture, après l'onde de choc, je savoure l'infinie douceur de la vie qui vient , comme quand je retournais à mes occupations après le pansement. Oui, cette semaine , j'irai chevaucher les hippocampes géants.

la terre tourne pas rond

J''ai écouté l'autre jour Rocard. Je ne pense rien de lui. Mais j'ai écouté. L'Artique fond, ( je n'aurai pas le temps d'aller voir les icebergs bleus. J'en fait mon deuil, un de plus). L'Artique fond ce qui va permettre aux cargaisons diverses de passer par le pôle plutôt que de contourner la Terre par le canal de Suez ( et Panama ? ). La bataille des eaux territoriales fait rage et le Groenland demande son indépendance parce que sous la glace git le gaz, surgit le gaz, la manne pour les compagnies pétrolières. Le capitalisme s'adapte à toutes les sauces, c'est ce qui est génial dans ce système. Il est juste le reflet de notre cerveau collectif dans son incapacité a créer de la vie mais juste capable de se boucler, ad nauseam, dans la survie, réagir en sauve-qui peut, en sophistique les modalités jusqu'à se leurrer lui même . Le cerveau collectif ne sait pas gêrer plus loin que sa survie, il sait très bien s'adapter en stratégies toujours plus risquées et sophistiquées mais sans quête réelle du Bonheur. Il ne sait pas? , n'ose pas? , n'y trouve aucun intérêt car placer son énergie dans la construction du bonheur, n'est pas assez jouissif et immédiat. J'ai cru en l'intelligence collective. Je n'y vois aujourd'hui que l'état primitif à répétition. Qui ( au pluriel) , quoi d'inconnu transformera la boucle en spirale ascendante?


Comment vais je évacuer? Urgent, mettre au point mon plan d'évacuation, ouvrir mon manuel des castor jr. Retrouver mon axe. Penser aux bonnes choses. Je mate par la fenêtre tous ces verts chauds d'été indien du limousin.Le silence de fin de journée. J'imagine que le chien , à force de saisir le chat dans sa gueule, va réussir à le saucissonner en deux. Avant ce soir , je vais hériter de deux Moxie cats , un Mox avant et un Mox arrière. ça me fait penser à la fable du serpent. La queue du serpent , qui en a assez d'être gouverné par la tête revendique le volant auprès des dieux . Ceux ci concèdent à sa requête. Mais la queue trop con ( !!!) ne peut conduire le serpent et l'envoie à la mort.
Le serpent cosmique est ivre. Voila pourquoi la Terre ne tourne pas rond.