lundi 16 novembre 2009

Le « coup de gueule » d’Eva JOLY

Supprimer le juge d’instruction ?
Le « coup de gueule » d’Eva JOLY   Ancienne magistrate   
Monsieur le président,Supprimer le juge d'instruction ne constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique. 
Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance pour les  enquêtes.
Ce silence, dans un domaine qui constitutionnellement vous échoie,  porte la marque du stratagème politique.  
Mais le verbe haut et toute la rhétorique du monde ne suffiront pas pour convaincre les Français qu'un parquet soumis aux instructions du ministre constitue une meilleure garantie pour le justiciable qu'un juge indépendant.  
Vous affirmez que notre pays est marqué par une tradition de "rivalité" entre le politique et le judiciaire.
La rivalité n'est pas du côté des juges, elle est le fruit de la peur des politiques.
Vous pensez que la légitimité politique prime sur tous les pouvoirs. Or c'est précisément pour contenir le désir de toute-puissance qui s'empare naturellement des gouvernants que les Lumières ont forgé le concept de séparation des pouvoirs.
John Locke l'a observé justement : "C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il  trouve des limites."
Il ne fait pas bon en France incarner une de ces limites. Plus d'un magistrat en France peut en témoigner. 
Qui peut encore croire que le juge d'instruction est "l'homme le plus puissant de France" ?
Certainement pas vous, Monsieur le président. L'homme le plus  puissant de France, c'est vous.
Vous avez le pouvoir de faire saisir un tribunal arbitral qui attribue 285 millions d'euros à un de vos soutiens. 
Vous avez le pouvoir de déguiser une grâce individuelle à un préfet dévoyé en grâce collective.
LE SPECTACLE DE L'IMPUNITÉ 
A de rares exceptions, en matière financière, il n'y a plus que des enquêtes  préliminaires, et des dossiers bouclés dorment dans les tiroirs.
La liste des  enquêtes non effectuées est impressionnante : les soupçons de corruption à  l'encontre de Christian Poncelet, ex-président du Sénat ; les flux financiers allégués de Jacques Chirac au Japon ; les fortunes apparemment mal acquises des présidents africains placées en France ; le rôle supposé de la BNP Paribas dans  les montages corrupteurs au Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa. 
La justice aurait dû enquêter pour crever l'abcès.
Elle ne l'a pas fait,  laissant se répandre le poison du soupçon et le spectacle de l'impunité.
Une justice dépendante, c'est une justice qui n'ouvre pas d'enquête lorsque les faits déplaisent au pouvoir.
Rappelez-vous du massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Il n'y eut jamais aucune enquête ! Aucune condamnation ! Parce que le parquet ne le jugea pas opportun. Est-ce cette face-là de la justice qu'il faut faire ressortir au XXIe siècle ?  
Le juge d'instruction est le fruit de notre histoire. Il n'existe pas ou a disparu en dehors de nos frontières. Il peut évidemment être supprimé, mais à condition que sa disparition entraîne davantage de démocratie et non davantage d'arbitraire.
Peu importe qui mène les enquêtes pourvu que les magistrats soient préservés des pressions ; pourvu que les investigations puissent être conduites, ne soient pas étouffées dans l'œuf. 
Vous voulez confier les enquêtes au parquet ?
Cela se peut, mais il faut alors  rendre le parquet indépendant de votre pouvoir, ce qui, vous en conviendrez, n'a guère été votre choix.
Les contempteurs des juges d'instruction affirment qu'il  est impossible d'instruire à charge et à décharge. Si le parquet enquête, il héritera du même dilemme. A moins que vous n'ayez l'intention d'accorder aux  avocats un pouvoir d'enquête. Non seulement la justice sera aux ordres, mais elle deviendra inégalitaire, à l'image de la justice américaine. 
En somme, vous aurez pris le pire des deux systèmes : l'arbitraire et  l'inégalité.
Face à un projet qui foule aux pieds l'idéal de 1789 d'égalité des citoyens devant la loi, face à une réforme qui risque de transformer notre pays en République oligarchique, à la solde de quelques-uns, j'appelle les Françaises et les Français épris de justice à la mobilisation contre votre projet.
Eva Joly, ancienne magistrate  

il peut tomber toutes les catastrophes sur le monde

y'en a qui s'en font pas ....



faut dire qu'on regardait  ensemble "Apocalypse now"  

dimanche 15 novembre 2009

les entrailles de la terre




l'entrée du corps de la terre-mère, 
tatouée
Grotte de Chauvet

toujours là




Une main toujours là
de quelqu'un qui n'est plus là
mais qui est là quand même,
à l'intérieur de nous.
Cette main de caverne se détache quelques fois du mur
et m'envoie une claque sur les fesses
en me disant " allez, hop, dehors".

samedi 14 novembre 2009

pour rire: les vrais amateurs de café noir

Les beaux matins de printemps,  en terrasse des bistrots , on repère les  vrais amateurs de café noir  à leur main qu'ils  lèvent  prestement vers le ciel pour chasser les nuages de laid.

mes protecteurs cephalofortiches


Bien d'autres saints céphalophores sont ou étaient célébrés en France. On peut citer sainte Quitterie, princesse wisigothe dont le culte était particulièrement important à Aire-sur-Adour, ou encore saint Nicaise évangélisateur du Vexin. Ce dernier décapité près de l'Epte aurait ensuite traversé cette rivière et donné son nom à la petite ville de Gasny dans l'Eure (Gué de Nicaise)1.
De nombreux saints céphalophores faisaient l'objet d'un culte. Leurs reliques, et en particulier leur chef, étaient réputées guérir les maladies mentales (liées à la « tête »).

la définition de soi


Chacun se particularise  par son malheur. Rien de plus personnel que la douleur .. tandis que le bonheur, c'est le rêve de tous, 

vrai à 90%. Allez trouvez une définition aussi courte et si peu fausse !

vendredi 13 novembre 2009

ce corps incombrant


Ce corps, signe de mon incarnation,  n'arrive pas toujours bien à se poser au milieu des autres. Les pigeons à  Paris, la cohabitation brutale avec les humains. Les pigeons et Paris, ça me fiche le bourdon. Les pigeons morts dans églises ,  coincés dans les tuyaux d'orgues , leur avant dernère sépulture. Même de là , ils sont délogés. Ils finissent balancés dans une poubelle, comme les clochards.

Voilà: Le corps est au pigeon ce que l'esprit est à la colombe ou l'inverse; le pigeon.. corps/ colombe... esprit.
ça marche dans les deux sens.
c'est comme ça qu'on a été ( mal) élevés, comme des pigeons nostalgiques de leur état de colombe.
le pigeon est une colombe déchue, c'est pour ça que les humains n'aiment pas les pigeons , ça les renvoie trop fort au paradis perdu.

On a été élévé au grain , c'est pour ça . qu'on est si terre à  terre,  le pain a la sueur de son frond et le labeur , toujurs le labeur..
mais  si on avait été  nourris au seigle ergoté , j'imagine  de bien plus grandes perspectives de  vie.
hallucinante la vie. ..

l'ergot de seigle:
Il fut autrefois responsable d'une maladie, l'ergotisme, appelée au Moyen Âge mal des Ardents ou feu de saint-Antoine, liée à la présence d'ergot dans le seigle utilisé pour fabriquer le pain. Cette maladie, qui dure jusqu'au xviie siècle, se présente sous forme d'hallucinations passagères, similaires à ce que provoque le LSD, et à une vasoconstriction artériolaire, suivie de la perte de sensibilité des extrémités des différents membres, comme les bouts des doigts. À cette époque, il était communément admis que ces personnes étaient des victimes de sorcellerie ou de démonsSaint Antoine est le saint-patron des ergotiques.

saint Sébastien, le patron des PD



SAINT SEBASTIEN fait un bon  carton pour les  balles 9 mm
comme si les flèches ne suffisaient pas

jeudi 12 novembre 2009

Il me reste sur les mains la trace de mes frères

il me reste sur les mains la trace de  mes frères. il  me reste  l'odeur de leur cuir chevelu que nos corps à corps violents faisaient émerger ainsi que  le sang et les hurlements de douleur. Une pudeur résiduelle nous empêche encore  d'en parler.
Nous nous sommes vu dans notre désarroi intégral. Nous avons grandi et pour chacun de nous , l'autre est l'ennemi parce qu'il  a vu notre nudité, nos  faiblesses et notre  lâcheté.
Mes frères ont vu les larmes de l'humiliation et de la solitude qui continuent de  couler  quelques fois,  dans un lit,  à coté de celle  qu'on aime si fort  et qui dort.

hildegarde de Bingen


c'est simple et de bon goût

mercredi 11 novembre 2009

labourage nivernais


cliquer dessus pour agrandir

A la suite de la vierge  à l'enfant,  fatiguée et emmerdée par le Jésus qui prend de la place
mais  aussi à ma  sempiternelle question du travail sur terre, je me rends compte que les boeufs ne sont pas reliés à l'araire.
sauf les deux premiers mais normalement les 4 autres de devant devraient l'être aussi. je pense alors  à l'allégorie  de la grotte et toujours , à un autre niveau, celui de la servitude volontaire

mardi 10 novembre 2009

pour mes tatas

Ne vous inquietez pas. Au fond, je vais  bien et je continue mon chemin.
je vous fais des grosses bises.

le non-amour primordial




Aimer
cet effort me tue. 
je suis en panne. C'est encore un calcul, je le sais. Au lieu de pêcher au lancé,  je pêche à la dérive.  mais je pêche toujours. 
N'est pas comme ça la vie? aller à la pêche, sans avoir l'air de pêcher. amen !
mon dieu, 
quand  le désir  ne sait pas aller droit aux putes... ( c'était trop tentant !!!







le mur

C'est ça la liberté ? la fin du mur de Berlin.. on a pas honte.
et celui en Palestine, on en dit quoi? 
Il va même être prolongé jusque dans la mer





Gaza, 2003 
Un jeune Palestinien a mené son cheval dans la mer.
beau comme un Apollon :